assis seul sur un banc
le regard fixe et revant
face a un couple amoureux
semblant tellement heureux
le viel homme doit se rappeler
les ebats de ses années passées
avec ces jeunes femmes éméchées
connues lors de chaudes soirées
ou son corps etait plaisant
et son teint si charmant
sans cette peau si ridée
marquée par tant d'années
qu'il était seul a supporter
oublié de sa chère dulcinée
que jamais il ne remplaça
car son coeur il lui donna
soudain je crois voir une larme
fuyant les blessures de son âme
s'écouler tout droit depuis le nez
de cet homme surement désespéré
le malheureux a le teint si pâle
qu'on le dirait malade comme un cheval
et les mains si recroquevillées
tel deux vieux fruits séchés
ça fait dix minutes que je le fixe
pas une seule fois il ne bougea
petit a petit le doute s'immisse
il a l air figé par le froid
j'ai presque cru qu il dormait
dans les doux bras de morphée
avant de comprendre que ce père
était aux cotés de saint pierre
c'est triste de mourir sur un banc
oublié de tous et surtout d'elle
bien qu'il lui soit resté fidèle
jusqu'à son ultime battement